Fabrication Papier

La majorité des papiers aquarelles sont fabriqués par des procédés industriels légers. Le papier de haute qualité se prête difficilement à une fabrication rapide et hautement automatisée.
fabrication_du_papier1.jpg
La recette et les méthodes de fabrication du papier aquarelle sont demeurés sensiblement les même depuis son origine que l’on retrace en Italie au XVe siècle.
L’automatisation a surtout affecté la préparation de la pâte et les méthodes de séchage.

Le papier aquarelle est fabriqué à partir de fibres naturelles, principalement le coton. Mais on peut y retrouver des fibres textiles comme le lin et certains types de roseaux.

Le coton est privilégié parce qu’il est peu acide et sa fibre longue en fait un papier résistant et de longue durée. Le coton utilisé provient de jeunes fleurs de coton (le linter) à cause de sa finesse et de la longueur de ses fibres.

Fabrication industrielle

Comme pour le papier à base de bois, la fibre de coton est transformée en pâte par une opération de trempage et de mélange qui dure plusieurs heures. Au moment du trempage, les papetiers vont y ajouter du carbonate de sodium pour neutraliser l’acidité naturelle de la fibre et équilibrer le pH. Sans cette opération, l’acidité du coton risque de faire jaunir et se dégrader le papier plus rapidement.

La fibre est ensuite mélangée et malaxée dans des cuves pour réduire la taille des fibres et obtenir une pâte onctueuse et lisse. Dans certains cas, on procèdera à une filtration de la pâte pour retirer les fibres plus longues et les impuretés.

Lorsque la pâte est homogène elle est ensuite formée en feuille. Ici il y a deux méthodes en usage.

La formation sur cylindre consiste à étendre la pâte sur un cylindre métallique chauffé à la vapeur. Au contact du cylindre en treillis, la feuille se forme sur le cylindre et est ensuite transférée pressée contre un feutre quia absorbe une partie de l’eau et de séchage. C’est la combinaison du treillis et la texture du feutre qui donne au papier sa texture particulière à chaque manufacturier. Par la suite le papier est laissé à sécher, ou conditionné avant d’être emballé et expédié.

La fabrication à la main

FabricationJPG%20003.jpg Photo: Les Papiers du Moulin (Arches)

La formation sur cadre est plus ancienne et correspond souvent à l’étiquette « fait à la main ». L’opération consiste à plonger un cadre munis d’un fond de treillis dans la pâte et d’en retirer une couche de pâte qui se dépose sur le treillis. Le surplus d’eau est alors égoutté pendant quelques secondes et la feuille est alors posée sur un feutre pour le séchage. La taille du cadre détermine la superficie de la feuille. On prétend que la taille de 30x22 a évolué en fonction de la capacité d’un ouvrier à manipuler un cadre adéquatement.

En général, le papier produit mécaniquement est plus consistant dans son poids et son épaisseur que le papier fait à la main. Toutefois, comme le papier aquarelle fait à la main est souvent de fort grammage, la différence de poids n’a qu’une importance secondaire.

Suite : Le Pressage

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est protégé par la licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License