La Neige

La représentation de la neige dans le paysage présente des défis particuliers. Les paysages d’hiver sont caractérisés par une combinaison de couleurs aux tonalités feutrées et la présence d’un couvert blanc au sol. Le sol étant plus blanc que le ciel, il en résulte une série de mutations de combinaisons tonales qui crée une atmosphère complètement différentes du paysage des autres saisons.
D’abord, notre vision s’est habituée à voir dans le ciel la partie la plus pale de la scène, et d’attendre que le sol soit plus foncé et coloré. La chute de neige renverse complètement cette donne. Cette inversion nous force à reconsidérer les tonalités et à rendre la pureté et l’uniformité blanche de la neige. Mais la neige n’est pas que blanche et les autres éléments sont forcément plus foncés.

La neige et la lumière

En hiver, dans les régions tempérées et boréales, le soleil est plus bas à l’horizon. La luminosité du ciel est souvent beaucoup plus basse qu’en été. Il en résulte que le firmament est moins ensoleillé et prend donc une couleur plus foncée de bleu et la présence de vapeurs froides dans l’aire lui donne souvent une teinte de gris.

Parce que l’angle du soleil est plus bas, les ombres sont plus longues, même en plein midi. Comme la lumière ambiante est un peu plus faible, leur contraste sur la neige et sur les surfaces pales est beaucoup plus prononcé qu’en été. La surface de la neige étant unie et plate, la moindre aspérité, bosse ou objet vertical ressort de manière contrastée.

La couleur de la neige

La neige au sol est blanche sauf pour les endroits ou il y a des ombres. Alors la neige prend la couleur réfléchie du ciel. Ceci permet d’unifier le sol et le ciel autour d’une même palette de couleurs et donner à la scène son aspect féérique.

En hiver, le ciel est principalement de couleur froide. Le bleu et le gris sont souvent les couleurs dominantes… mais il existe aussi des moments ou le ciel se réchauffe et on voit apparaître des taches de couleurs plus chaudes à l’horizon (jaunes et violets)…. L’observation des teintes du ciel devient alors critique au succès de l’aquarelle, parce que ce sont ces teintes qu’il faudra retrouver dans les parties ombrées de la neige pour obtenir l’effet approprié.

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